Total garde la gestion du terminal de Djeno

Publié le novembre 16, 2020, 12:41
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Le terminal de Djeno, situé au large de Pointe-Noire, sera géré durant les 20 prochaines années par Total. Un accord gagnant-gagnant pour l’état congolais et le groupe français.

Terminal de Djeno : centre névralgique des activités pétrolières congolaises

95% des cargaisons pétrolières du Congo-Brazzaville sont stockées dans le terminal de Djeno. Chaque jour, près de 300.000 barils sont traités, de la réception du brut à son expédition. Ainsi, le terminal de Djeno assure quatre fonctions principales : la réception de la production, la transformation de la matière première en « Nkossa Blend » et en « Djéno Mélange », le stockage (capacité totale de quatre millions de barils), puis l’envoi vers les sites de raffinage.

Total-Djeno : 20 ans de plus

Après 50 ans d’exploitation, un accord a été signé pour prolonger de 20 ans la collaboration Total Congo-B.
Patrick Pouyanné, PDG du groupe Total, a déclaré à sa sortie d’une audience avec le président Denis Sassou-Nguesso : « On s’est mis d’accord pour renouveler la concession du terminal de Djeno qui est un ancrage historique de Total au Congo, pour 20 années de plus… Le terminal sera partagé entre diverses sociétés et Total en sera un des principaux actionnaires. La République du Congo aura sa part ainsi que les autres principaux opérateurs tels que Eni et Perenco ».

Un million de barils par jour ?

En août 2019, deux sociétés d’exploitation pétrolière (SARPD-oil et PEPA) ont annoncé la découverte d’un premier gisement onshore de pétrole, situé dans la région de la Cuvette au nord du Congo. Les réserves de ce gisement (9392 mètres carrés) sont estimées à 360 millions de barils, soit une capacité de production de 983.000 barils par jour. « On a trouvé de l’huile. Quand on dit de l’huile, c’est du pétrole. On a des outils sur le site qui permettent d’observer et de dire qu’il s’agit bien du pétrole. Je peux confirmer aujourd’hui qu’on a traversé des zones réservoir imprégnées avec des hydrocarbures », a précisé Albert Boukoulou Matondo, ingénieur forage du gisement de la Cuvette.