Rumba congolaise, le « nombril » sonore de Brazzavillle

Publié le novembre 28, 2020, 12:15
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La danse du « kumbia » (qui veut dire nombril) est à l’origine de la rumba congolaise. Parti du Royaume du Kongo, lors de la traite négrière, la danse du nombril a traversé l’océan atlantique pour faire une escale à Cuba, puis est revenue au continent africain avec une ADN latine. Après une évolution sémantique cubaine, le kumbia est rebaptisé rumba. Ce rythme commun afro-cubain a continué de scander les relations historiques cubano-congolaise notamment durant la gouvernance de Denis Sassou-Nguesso et des frères Castro.

Edouard Nganga, le patriarche de la Rumba

Nino Malapet, Célestin Kouka, Tanguy Saturnin, Jean-Serge Essou et Edo Nganga font partie des artistes incontournables de la danse du nombril. Edouard Nganga, parti le 7 juin 2020, fut l’un des doyens de la rumba. Le co-fondateur de l’OK Jazz et des Bantous de la Capitale a tiré sa révérence à l’âge de 87 ans en laissant un grand vide.

Inscription de la rumba au patrimoine immatériel de l’UNESCO

Aujourd’hui, la musique dansante congolaise est menacée. « La rumba est le socle de notre musique, mais les jeunes s’en détournent » déplore le chanteur Zao. S’ajoute à cela, l’impact du téléchargement illégal et l’arrêt des concerts de musique à cause de la Covid-19. La volonté d’inscrire la rumba au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO représente une lueur d’espoir pour les artistes congolais. Ainsi, en mars 2020, un comité conjoint de rédaction de la candidature de la rumba a été mis en place. La RDC présidera ce comité et le Congo Brazzaville assurera la vice-présidence.