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Le Pool prie pour un scrutin apaisé

A l’approche de l’élection présidentielle du 21 mars au Congo-Brazzaville, Frédéric Bintsamou, surnommé Pasteur Ntumi, a demandé, samedi 13 mars, que le scrutin soit pacifique.

Samedi, dans la bourgade de Mounkala, dans la région du Pool, le Pasteur Ntumi lance un appel à la paix. Il déclare que l’élection présidentielle du dimanche 21 mars « doit se faire dans la paix, la transparence et le respect des règles du jeu ». Celui qui avait pris les armes en 2016, suite à la réélection du président Denis Sassou Nguesso ajoute que l’élection « ne doit pas être l’occasion de réveiller les vieux démons de la division ».

La région du Pool, considérée comme grenier agricole du Congo-Brazzaville, et fief du Pasteur Ntumi, a été ravagée par une guerre civile entre 2016 et 2017. Elle prend fin grâce à l’accord de paix du 23 décembre 2017, interdisant notamment au parti du Pasteur, le Conseil National des Républicains (CNR), la poursuite des activités pour une durée de trois ans. Mais à moins d’une semaine de l’élection présidentielle, le scénario peut-il se répéter ?

La prise de parole du Pasteur semble ouvrir la voie à un scrutin apaisé, et à un franc-jeu dans la course aux urnes. Le CNR « ne présente aucun et ne soutient aucune candidature ». Il rappelle aux sept candidats se présentant, parmi lesquels le président sortant Denis Sassou Nguesso qu’ils  « doivent faire preuve d’amour, de grandeur, de patriotisme et de fair-play ».

Toutefois, le Pasteur regrette certains manquements à l’accord de paix en demandant au pouvoir, d’agir de façon concrète concernant sa situation, en lui définissant un statut particulier, et en lui affectant une garde de trente militaires.

En s’adressant aux journalistes, le Pasteur rejette en bloc toutes les accusations selon lesquelles il est complice du jeu du pouvoir en insistant sur l’objectif principal revendiqué par tous : la construction de la paix. 

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