Des ondes positives en provenance du FMI

Publié le mars 01, 2021, 8:46
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L’économie nationale du Congo a été durement éprouvée depuis le choc pétrolier de 2014. La pandémie de Covid-19 a freiné le développement économique mais elle ne l’a pas arrêté. Grâce à une stratégie financière bien ficelée, la marge de manœuvre budgétaire pourrait dépasser le seuil requis pour relancer l’économie Congolaise.

Selon un communiqué de presse du Fonds Monétaire International (FMI), publié le vendredi 26 février, la croissance économique devrait pointer vers le positif en 2021. L’intervention de l’Etat a sauvé l’activité économique, grâce notamment à des mesures de renforcement des recettes telles que l’introduction des paiements électroniques, l’élargissement de l’assiette fiscale et l’amélioration des revenus pétroliers.

Quelques soucis, mais rien d’insurmontable

Malgré l’augmentation du déficit non-pétrolier, l’augmentation en dépenses sociales pourrait amortir l’effet de la pandémie et mettre en place une reprise forte de l’économie en général.

Cette évaluation, qui a suivi la visite officielle de Madame Pritha Mitra représentante du FMI, au Congo, fera des échos sur la prestance internationale du Congo. Selon Mitra : « Après avoir atteint 100 pour cent du PIB en 2020, la dette publique devrait baisser pour se situer autour de 87 pour cent du PIB cette année. Le Congo a reçu un allègement du service de la dette des créanciers officiels pour 2020 et la première moitié de 2021 dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette du G20 (ISSD) ».

Une bonne nouvelle pour le président

Le prochain objectif logique du chef de l’Etat, le président Denis Sassou-Nguesso, serait d’intensifier la rationalisation des choix budgétaires en veillant sur la qualité de chaque dépense et en redéfinissant continuellement la politique fiscale. Ces mesures encourageront l’exportation en maîtrisant l’importation, ce qui résorbera l’endettement extérieur le rendant plus organiquement soutenable.

A première vue, le programme des réformes économiques multilatérales de la CEMAC, ainsi que le potentiel croissant des financements nationaux et sous-régionaux au Congo devraient pouvoir accomplir cette tâche sans pour autant arrêter l’accomplissement des projets en cours. Au contraire même, les réformes devraient les accélérer.

Le FMI a salué les efforts du gouvernement congolais et l’a encouragé à continuer les discussions avec les créanciers. Il a aussi souligné : « En lien avec l’amélioration de ces facteurs en 2021, la croissance économique devrait remonter à 0,2.». Une bonne nouvelle pour le Président Denis Sassou N’Guesso, surtout à l’approche des élections présidentielles qui se tiendront courant mars auxquelles il s’est porté candidat.

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